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 Les bureaux

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Esprit des Fondateurs
Administration


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MessageSujet: Les bureaux   Dim 11 Sep 2011 - 23:52



Les bureaux de la police de Galway sont de style classique, tout en bois, avec un bureau sur lequel l'officier pourra taper du poing, une chaise pour vous ligoter dessus et une lumière pour vous la braquer dans la figure.
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Winnifred
Humain


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MessageSujet: Re: Les bureaux   Ven 9 Déc 2011 - 16:31

La jeune Winnifred était perturbée ces derniers temps. Entre la perte de son emploi et les agressions répétées qu’elle avait subi, elle se posait moult questions existentielles. Qui suis-je ? Ou vais-je ? Dans quel état j’ère ? Est-ce que cela valait le coup de rester sur Galway pour récolter toutes ces tuiles ? Ne ferait-elle pas mieux de retourner vivre chez sa mère à Dublin et vivre sa vie d’insouciante jeune fille, loin de ces sordides histoires de créatures aux dents longues ?

Malheureusement, la ville de Galway est comme un virus : une fois que vous l’avez attrapé, il est difficile de s’en défaire, et Winnifred ne parvenait pas à se résoudre à tourner la page. Elle en était donc arrivé à la conclusion suivante : si elle ne quittait pas la ville, elle devait faire en sorte de la rendre plus saine, et plus sure.

Pour cela, la première chose à faire était de mettre les éléments dangereux hors d’état de nuire, et comme elle s’était révélée parfaitement inefficace pour les combattre, elle avait décidé de demander l’aide de personnes plus qualifiées qu’elle : les forces de l’ordre.
Bon, celles de Galway n’étaient pas exactement connues pour être les plus efficaces du monde, mais comme qui dirait ça ne coutait rien d’essayer !

La jeune fille poussa donc la porte du commissariat, et se rendit au guichet d’accueil pour demander de sa voix la plus polie :

Bonjour, je souhaiterais porter plainte pour agression s’il vous plait…

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MessageSujet: Re: Les bureaux   Ven 9 Déc 2011 - 17:21

Henry LackingLa journée avait mal commencé, c'est le genre de matin où l'on se lève et où l'on sent la poisse nous coller à la peau malgré les deux douches que l'on a prit dans l'espoir futile d'ouvrir les yeux ne serait-ce qu'un peu plus grand. Ce qui se confirma quand Henry ne réussit pas à démarrer sa voiture fraîchement sortit de son container...
Les annales garderont un "Fuck off" magistral et la voiture, quant à elle, en gardera une sacrée bosse sur l'aile droite...


C'est donc en bus qu'Henry commença sa première journée à Galway. Il avait été avisé de sa part de se saisir de son MP3 avant de rentrer dans cet enfer roulant; Cette moiteur, assez attendue dans un bus bondé, lui rappelait ses premiers pas en tant que flic de rue... Il avait placé les écouteurs sur ses oreilles et fermé les yeux, espérant naïvement que ses narines se fermeraient elles aussi. Le son, bien trop fort, qui émanait des écouteurs se rependait aux alentours, créant comme une bulle de confort autour d'Henry:


Birds flying high you know how I feel. Sun in the sky you know how I feel. Breeze driftin' on by you know how I feel...

Il descendit sans un mot, s'attarda sur le plan planté là, à l'arrêt de bus puis prit la direction du poste de police. Il marchait lentement mais surement, d'un pas presque décidé... Sans doute la musique lui donnait l'élan nécessaire pour donner l’impression au tout venant que c'était encore "un jeune dynamique". Fouillant ses poches machinalement, il alluma une cigarette sans même s’arrêter: C'est précisément ce moment que choisi la nature pour faire tomber une belle averse... Mouillant sans remord le paquet de clopes anglaises du pauvre homme. Il se mit à trotter pour couvrir les quelques centaines de mètres le séparant de son lieu de travail.

C'est en fulminant, au sens littéral comme au figuré, qu'il poussa la porte du commissariat, jetant au loin sa cigarette à moitié consumée. Son imper beige, trempé, laissait s'échapper quelques gouttes de pluie qui venaient mourir ici et là, absorbées par le bois du sol. A la volée, il éteignit son MP3 et le son audible via les écouteurs poussés au volume maximum mourut sur un:

It's time to play the game.... Mwhahahahah....

Puis il reprit sa marche d'un pas lent; Une oreille attentive, presque surhumaine, pourrait entendre que chacun de ses pas est accompagné d'un léger ploc, ploc. Son allure avait changé, ici chez lui, il avait prit en assurance et donc en carrure: tel un taureau dans une arène, il était là fier, des restes de fumée s'échappant de ses narines. Avec un sourire satisfait, il montra sa carte de police, ainsi que son ordre de transfert à l'officier en faction puis se dirigea vers les bureaux, gratifiant le tout venant en uniforme d'un bref: "Hello"

Son accent très londonien, tranchait net avec l'accent chantant typiquement irlandais, renforçant cette assurance apparente. Il passa à la hauteur de Winnifred quand elle fit part de ses intentions à l'agent de permanence au bureau d’accueil.
La jeune fille put sentir la présence olfactive du nouveau commissaire: Une effluve de vieille sueur si typique des métros ou autres transports en commun, était mélangée à quelques touches délicates de son parfum à base de musc. Il regarda et écouta la futur plaignante puis ne laissant pas le temps à l'agent de répondre, il répondit directement à Winnifred:


"Bonjour, je suis le commissaire Lacking. Je vais m'occuper de vous. Veuillez me suivre je vous pris"

Faisant un vague de signe de le suivre, il se mit en quête de son bureau, scrutant chaque plaque sur les portes aux alentours. Cela prit quelques minutes avant de le voir se planter devant une porte portant la simple mention: "Commissaire"

Il l'ouvrit et découvrit son nouveau royaume. Invitant la jeune femme à entrer, il jeta son pardessus sur un porte manteau et s’assoie... non sans avoir caressé du bouts des doigts le bois verni de son nouveau bureau.


"Que puis-je faire pour vous?" La regardant d'un air soudainement on ne peut plus sérieux. "
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Winnifred
Humain


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MessageSujet: Re: Les bureaux   Dim 11 Déc 2011 - 16:56

Pour être honnête, Winnifred n’attendait pas de grands miracles de cette démarche : elle savait que la police locale était débordée, et étant donné qu’elle ne portait pas de traces de violence visibles (Si elle avait eu une oreille arrachée, la tête en sang et les boyaux en écharpe là on l’aurait surement prise très vite en charge) on la ferait certainement patienter des heures sur une chaise avant de taper sa déposition et de ranger le papier au fin fond d’un tiroir…

… Mais non, contre toute attente quelqu’un vint s’occuper de son cas quasi instantanément, et de manière très cinématographique : imperméable beige humide, accent british à couper au couteau, on se serait cru dans un épisode de « Londres police criminelle ».

La jeune fille suivit le commissaire (pas un troufion de base s’il vous plaît, un gradé, la classe) sans mot dire jusque dans son bureau. Elle prit place dans la chaise réservée aux « visiteurs » et observa les lieux : le bureau était assez bien rangé, il n’y avait pas de dossiers en pagaille ni de vieux restes de sandwichs dans les coins ; pas non plus de mug « Meilleur commissaire du monde » ou de quelconque signe d’affect de la part de ses collègues. Ceci rajouté à l’accent pas du tout irlandais du monsieur lui fit se demander si elle n’avait pas affaire à de la bleusaille. Après tout, les flics à Galway étaient comme les curés : avec un turn over tellement important qu’on tombe toujours sur un nouveau.

Les mains sagement posées sur les genoux, la jeune fille se concentra pour ne pas dire de bêtises :

Je souhaiterais porter plainte contre un individu dangereux. Il m’a envoyé par deux fois l’hôpital, a tué mon chien et proféré maintes menaces à mon égard. Je ne crains pas pour ma vie, parce que s’il avait voulu me tuer ça serait déjà chose faite, mais j’ai peur qu’il ne s’attaque à d’autres personnes…

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MessageSujet: Re: Les bureaux   Dim 11 Déc 2011 - 17:48

Henry LackingPendant la déclaration de sa jeune interlocutrice, le commissaire avait mit en place tout son savoir faire en matière d'écoute attentive ou comme s'intitule le stage qu'il avait suivit: "Comment faire comprendre à son interlocuteur que nous l'écoutons". Tout un attirail savant de hochements de tête convaincus, un vaste arsenal de moues compatissantes et concernées et "the icing on the cake" de petits "humpf's" de douleur partagée à chaque évocation de violence physique.

Une fois que la femme s'était tue, il prit le temps de réfléchir à sa réponse, se grattant le menton. Il fit mine de prendre la parole, puis finalement il se ravisa. Il ouvrit chaque tiroir à tour de rôle grommelant. Il finit par sortir un petit calepin et un stylo et il finit par prendre la parole:


"Alright, je suis désolé c'est en partit ma faute je vais reprendre les choses proprement."

Petit sourire qui se veut avenant:

"Je suis le commissaire lacking, je suis à la fois ravi de vous rencontrer et ravi de pouvoir vous aider. On va... On va essayer de démêler tout ça... On va reprendre tout ça calmement."

Il ouvrit son calepin, et se mit en position pour prendre des notes:

"Donc vous déclarez être victime d'agression répétée, avoir été hospitalisé par deux fois, cet individu aurait tué votre animal de compagnie ainsi que proférer des menaces..."

Il souffla un peu sur la mine de son stylo, comme si cella pouvait aider il reprit calmement.

"J'aurai quelques questions:
- J'aurai besoin de connaitre votre identité, une pièce d'identité, ça serait parfait...
- Avez vous déjà porté plainte? Ou est-ce votre première fois?
- Dans quels hôpitaux avez-vous été soigné?
- Par quel moyen cet individu a t-il tué votre chien?
- Et surtout, avez vous une idée de l'identité de votre agresseur? "


Il tapota légèrement sur le bord de son bureau, puis soudainement il s'exclama:

"Ha mais je manque à tous mes devoirs: Vous voulez boire quelque chose? un thé, café, un verre d'eau peut-être? "
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Winnifred
Humain


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MessageSujet: Re: Les bureaux   Lun 12 Déc 2011 - 0:49

Winnifred regarda, un brin interloquée, le commissaire s’emmêler les pinceaux jusqu’au moment où il sortit… Un papier et un crayon. Elle était tombé sur un gars de la vieille école.
*Doivent pas avoir de budget pour s’équiper avec les nouvelles technologies*

Elle écouta ensuite la liste de questions posées par l’homme de loi. L’adolescente ne put s’empêcher de grimacer devant l’aspect protocolaire de la chose – Oui bon, elle ne s’attendait pas à ce que porter plainte soit fun, mais elle ne s’attendait pas non plus à ce que ça ressemble à un devoir de philo !

Non non, rien à boire merci, ça ira… répondit-elle d’un air absorbé. Je m’appelle Winnifred Finnegan, mais attendez un instant que je vous confirme ça…

Ha, les fonctionnaires et leur paperasse ! Elle n’avait pas pensé à cela, vu que dans la ville de Galway les papiers officiels étaient peu utilisés, mais elle devait bien avoir sa carte d’identité sur elle, quelque part…

Deux secondes, demanda-t-elle en se saisissant de son sac en bandoulière qu’elle avait négligemment jeté au sol avant de s’assoir. Son sac désormais posé sur les genoux, elle entreprit de partir à la chasse au trésor et de trouver le précieux papier dans ce labyrinthe inconnu qu’est le sac féminin.

Elle sortit un premier lieu un trousseau de clé agrémenté d’une meute de petits porte-clés pelucheux qu’elle posa sur le rebord du bureau du commissaire, une barrette Hello Kitty, un bâton de Lipsmaker goût M&m’s, une barre chocolatée à moitié écrasée, une canette d’energy drink, un miroir de poche rose et un tube rempli d’un gel pailleté non identifiable avant de sortir l’air triomphant ce qui ressemblait à un vieux portefeuille noir usé, duquel elle sortit sa carte d’identité, qu’elle posa fièrement devant le monticule d’objets qui ornait désormais le bureau.


Winnifred Mary Ann Finnegan, vous voyez, je ne vous avais pas menti !

La jeune fille se saisit alors de son trousseau de clés et entreprit de remettre tout son bazar de là où il sortait, prenant les objets un à un, comme si leur ordre dépendait d’une cartographie interne très précise.


Alors, si me souviens bien… Non, je n’ai jamais porté plainte, ceci est donc ma première fois, mais vous devriez le savoir non ? Porte-clés rangé, elle se saisit de la canette.
J’ai séjourné à la clinique privée du Zombillenium parce je bossais là-bas, mais je crois que depuis ça a changé de proprio… C’était maintenant au tour du stick à lèvres.
Et si je connais celui qui a fait ça ? Bien sur, il s’appelle Emil Wolf, c’est un lycan barjo qui vit dans le coin, vous savez un de ces types cinglés qui vivent coincés dans le passé, genre « retro à mort »… A la barrette à cheveux d’y passer … D’ailleurs il me semble que son trip c’est la seconde guerre mondiale, il est toujours habillé dans ce style et puis il a descendu mon chien avec un de ces vieux flingues, je crois que mon grand-père en avait gardé un en souvenir de la guerre… Au tour de la barre chocolatée.

Voilà, c’est à peu près tout, vous avez besoin de quoi d’autre pour enquêter sur ce malade ?

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Winnifred
Humain


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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mer 25 Jan 2012 - 13:44

Winnifred continua à parler en long en large et en travers de son épisode malheureux du labyrinthe, en profitant pour déverser son trop-plein d’émotions, comme si sa plainte avait été une façon peu habituelle d’économiser une séance chez le psy.

Le commissaire, un homme patient au service de la population, n’osait trop rien dire et se contentait de prendre des notes en hochant la tête et en se risquant à poser une petite question de temps à autres, histoire de montrer qu’il suivait et faire semblant de compatir en ponctuant le discours de la jeune fille de « Hmm Hmm » et autres « Je vois… »

Une fois la plainte officiellement enregistrée, l’homme de loi fut tout de même contrait de dire à la jeune fille que la procédure ne serait pas immédiate : certes, ils avaient en main tous les éléments du dossier médical de la jeune fille prouvant qu’elle avait bien été victime de maltraitances, mais le Zombillenium avait brûlé, effaçant ainsi toutes les preuves physiques potentielles qu’ils auraient pu récolter. Et retrouver des traces d’agression dans une petite supérette des mois après relevait quasiment du miracle, elle ne devait donc pas s’attendre à un miracle…

Qu’à cela ne tienne, Winnifred put rentrer chez elle avec la satisfaction du devoir accompli et un poids en moins sur son estomac en pensant que pour une fois, elle n’était pas seule à se battre dans cette ville de cinglés.


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MessageSujet: Re: Les bureaux   Dim 18 Mar 2012 - 23:30

Juan El Hidalgo CarlosUne cigarette n'aurait pas été de trop.

C'est avec cette pensée, comme un drogué attendant son prochain fixe, que Juan Carlos patientait dans le hall du commissariat. Une cigarette l'aurait bien aidé à calmer la tension qui s'était emparé de lui au fur et à mesure qu'il s'était rapproché de l'établissement. Cela faisait plus de 200 ans qu'il était de ce monde mais il n'avait jamais passé d'entretien. Et encore moins d'entretien d'embauche! Mais la source de sa nervosité se trouvait également dans l'importance de cet "entretien". Juan en avait assez de vivre en parasite, profitant de ses biens sans rien apporter à sa communauté. De communauté il n'en avait plus vraiment mais il avait pris la décision de faire de Galway la sienne et donc de s'intégrer. Et pour cela il lui fallait une occupation constructive. Et Juan se voyait mal comme vendeur dans un magasin ou dans une banque derrière un bureau toute la journée à attendre le son barbare d'un coup de téléphone.

En effet, Juan avait parcouru le monde à la recherche du sens qu'il pouvait donner à sa "malédiction" et il était finalement arrivé à une conclusion. Une conclusion simple en fait : si il était vampire alors cela ne l'empêcherait pas de faire ce qu'il a toujours fait de son vivant, protéger et servir la communauté. Et il n'avait pas trouvé mieux que la police dans ce credo. Alors venir postuler pour un poste d'inspecteur ou alors aider tout simplement... C'était venu de manière tout à fait naturelle. Il avait entendu des rumeurs comme quoi les policiers étaient débordés, et n'auraient pas été contre un peu d'aide "spéciale". Son principal atout reposait là. Outre ses qualités il savait pertinemment que sa chance se situait à ce niveau là.

Alors Juan attendait. Un poil nerveux. Il maintenait fermement ses mains sur ses genoux, assis. Madre mia quand allait-il passer???
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Winnifred
Humain


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MessageSujet: Re: Les bureaux   Lun 19 Mar 2012 - 13:59

Suite à ce qui s’était passé chez Iesult, Winnifred avait commencé à songer sérieusement à s’orienter vers une nouvelle carrière : celle de formatrice self-défense pour les humains. Elle pensait donner des cours afin d’enseigner les techniques défensives de base en combat ainsi que quelques techniques de krav-maga afin d’aider les plus faibles à sortir vivants de situations épineuses, mais aussi les former à l’utilisation d’armes défensives que sa famille fabriquait, comme sa bombe lacrymo modifiée ou son taser spécial Galway.

Rien d’offensif ou qui permettrait de tuer des gens, elle en avait déjà parlé à sa mère et à son oncle Paddy chez qui elle vivait, mais tous deux lui avaient conseillé de se renseigner au commissariat afin de prendre connaissance des autorisations nécessaires pour ouvrir ce genre de commerce.

Elle avait donc revêtu son jean noir le plus sobre ainsi qu’un joli petit pull en mohair violet électrique et relevé ses cheveux en queue de cheval pour faire sérieux, elle avait même fait l’effort de mettre ses lunettes carrées noires qui lui donnaient l’air d’être une secrétaire et qu’elle ne mettait que pour faire de l’ordinateur histoire de se donner toutes les chances et de se vieillir un peu. Car la demoiselle n’était pas encore majeure, et elle avait bien peur que ça coince, car si elle avait l’âge légal de travailler on ne la laisserait peut-être pas commercialiser des armes, même défensives…

Mais bon, rien ne servait de se lamenter en avance, elle verrait bien ce qu’on lui répondrait, c’est donc une Winnie optimiste qui se rendit au commissariat où le monsieur de l’accueil lui dit qu’il ne pouvait rien pour elle et qu’elle devait attendre qu’un supérieur arrive. La jeune fille attendait donc tranquillement sur sa chaise, scrutant tout qui pouvait avoir l’air d’un supérieur afin de pouvoir lui sauter dessus. Elle n’était pas spécialement inquiète des autres personnes qui attendaient également, peut-être des repris de justice, car elle avait amené tout son arsenal dans son sac afin de faire une petite démo si le besoin s’en faisait sentir.

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Dernière édition par Winnifred le Ven 20 Avr 2012 - 1:05, édité 1 fois
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Kieran Nealson
Vampire


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MessageSujet: Re: Les bureaux   Lun 19 Mar 2012 - 22:49

Le téléphone de son bureau sonnait avec insistance. Et quand le vampire prenait la peine de décrocher, ce n’était jamais pour être agréable au bout du fil. Commissaire … Quel beau rôle. Davantage de bureautique et de paperasse, ô joie. Pourquoi avait-il signé, déjà ? Ca lui revenait … Pour avoir les mains plus libres. Il avait justement un entretien à venir qui risquait d’être intéressant.
Il tourna les pages de son agenda pour que le nom lui revienne. A priori, c’était un espagnol … Du moins en avait-il les connotations. Son poste téléphonique se remit à sonner avec insistance alors qu’il détaillait ce foutu carnet qu’il avait bien dû fini par acheter pour s’y retrouver. Il attrapa l’engin d’un geste agacé pour se faire entendre dire qu’une autre personne attendait après lui. Ben voyons … Ca ne leur viendrait pas à l’idée de se concerter ?

Il se força au calme en s’allumant une énième cigarette et prit la peine d’ouvrir la fenêtre sur la nuit noire afin d’évacuer les odeurs persistantes de tabac. L’instant d’après, il quittait son bureau en direction des couloirs.

Kieran avisa les deux personnes qui attendaient plus ou moins sagement qu’il se présente. Le tableau dépeint était presque comique … On aurait dit un papy et sa petite fille. L’un avait l’air d’un bureaucrate approchant dangereusement la retraite et l’autre d’une jeune fille qui cherchait à se grandir. Il toussa ce qui pouvait se rapprocher d’un rire en retirant sa cigarette de sa bouche.

« Monsieur… Carlos, c’est cela ? Je suis le nouveau Commissaire, Kieran Nealson. Veuillez me suivre. »
Il ne prit pas la peine de lui serrer la main. Il ne le faisait quasiment jamais, étant donné la froideur et la rigidité de sa peau, ce n’était pas le plus conseillé.

Déjà, le Commissaire se détournait pour repartir en direction de son bureau. Il se stoppa pourtant un instant, jetant un regard de biais vers Winnifred.
« Tu viens aussi, gamine… Et tu penseras à prendre rendez-vous la prochaine fois, puisque ce n’est pas pour une déposition. Je n’aurais pas le temps de faire dans le détail, l’heure tourne... »
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mar 20 Mar 2012 - 0:24

Juan El Hidalgo CarlosAlors que Juan Carlos commençait à trouver que les minutes se transformaient lentement mais sûrement en heures, une jeune fille vint s'asseoir non loin de lui. Lunettes noires, jean noir et pull violet. Si elle aussi venait pour un entretien... C'est que Galway avait vraiment besoin de nouvelles recrues! Mais Juan se dit que dans cette ville il ne valait pas mieux juger sur les apparences : qui sait? C'était peut être une vampire, une lycane ou encore un de ces humains avec des pouvoirs paranormaux (l'andalou en avait rencontré quelques uns lors de ces pérégrinations). Ne voulant pas passer pour un vieux pervers qui reluquait il se contenta d'un salut de la tête, qu'il trouva trop sérieux et trop formel. Non décidément l'attente ne lui allait pas.

Il entendit un bruit étouffé et se retourna. Un homme à la peau pâle, cigarette à la main (tiens on pouvait fumer ici???), se tenait non loin d'eux. Il avait la tête des hommes occupé et pressé par le temps : trop de choses à faire et des journées trop courtes. A moins que ne cela soit des nuits, qui sait? Juan Carlos tiqua lorsque l'homme prit son prénom pour son nom de famille et se retint de soupirer en levant les yeux au ciel. Les anglo-saxons se trompaient toujours au moment de l'appeler. Intérieurement il se promit de lui faire remarquer vite : autant commencer sur de bonnes bases après tout. Et la première et la plus élémentaire c'était de savoir son nom. Il se releva et remarqua que l'homme ne l'avait guère attendu pour s'en retourner vers son bureau. Pas de poignées de main? Pour un latin comme Juan ça aurait pu passer pour une insulte mais il ne s'en formalisa pas. Autant essayer de partir du bon pied avec cet homme qui serait son futur supérieur.


Juan Carlos oui. Juan Carlos Montigo. Bien le bonsoir monsieur Nealson.

Je vous suis.


Il le vit apostropher la jeune fille. Un entretien à 3 personnes? Voilà qui était singulier. Enfin ça le rassurait presque un peu : la présence d'une troisième personne lui permettrait de s’étalonner. Il suivit donc le commissaire à travers les couloirs du bâtiment, empli d'une appréhension tout particulière mais également d'un sentiment nouveau. La perspective d'enfin réintégrer le cours d'une "vie" normale le réjouissait. Il souriait.
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Winnifred
Humain


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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mar 20 Mar 2012 - 0:49

Winnifred attendait sagement sur sa chaise. Le vieux moustachu à côté d’elle la regardait bizarrement, et finit par lui adresser un salut coincé de la tête, auquel elle répondit par un sourire gêné.
Elle ne savait pas ce qu’il s’imaginait ou pourquoi il lui disait bonjour, mais elle ne voulait même pas savoir ce qui pouvait passer par la tête d’un individu faisant le pied de grue au commissariat.

Elle n’eût cependant pas le temps de méditer sur le sujet car un individu vint soudain à leur rencontre. La vingtaine, blondinet, yeux bleus, clope au bec, il avait plus la dégaine d’un skateur que celle d’un officier de police… Ce qui fit d’autant plus hoqueter la jeune fille lorsqu’il annonça qu’il n’était pas qu’un simple agent mais carrément… Le commissaire.

* ’Tain ils sont tellement dans la dèche qu’ils vont les piquer à la crèche leurs gradés ? Ça se fait bouffer si vite que ça dans le coin, les commissaires ?*

La façon désinvolte et limite irrespectueuse dont il s’adressa ensuite à elle l’agaça quelques peu. Non mais pour qui il se prenait, le Ken de service ?


Excusez-moi, mais vu votre poste vous n’êtes pas censé savoir que l’Irlande a été le pays précurseur en matière de législation anti-tabac et qu’il est interdit de fumer dans les lieux publics et de travail depuis 2004, sous peine d’encourir 3000€ d’amende ?

Oui bon, ce n’était peut-être pas la meilleure façon d’entamer cet entretien, mais elle n’avait pas pu s’empêcher de lui répondre, à ce vieux schnock qui avait facilement 5 ans de plus qu’elle… Faut dire que si elle n'y connaissait pas grand chose en matière de législation, vu que sa mère avait longtemps tenu un pub elle savait tout sur la réglementation anti-tabac, les débits de boisson...

Elle suivit le duo d'un air fermé, presque boudeur, scrutant son "co-détenu" du regard. Il n’avait pas l’air super détendu et filait bien droit, il semblait, contrairement à elle, ne pas vouloir trop la ramener. Pourtant les espagnols étaient connus pour avoir une grande gueule, encore plus que les irlandais… Mais dans quoi s'était-elle embarquée au juste?


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Kieran Nealson
Vampire


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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mar 20 Mar 2012 - 16:28

Juan, Carlos, Montigo …
Voilà qu’il s’emmêlait déjà les pinceaux. Et la petite brune qui lui faisait aimablement remarquer qu’il tenait encore sa cigarette en main. Sale peste. Un soupir agacé lui échappa alors qu’il pénétrait à nouveau dans son bureau, les deux autres sur ses talons. D’un geste rapide, il écrasa sa cigarette dans le cendrier qui trônait sur son bureau. Une petite victoire pour Winnifred, sans doute, mais quand on voyait la quantité astronomique de cigarettes en fin de vie dans ce cendrier …

« Monsieur Montigo, donc. » Se rectifia t-il. « Asseyez-vous, je vous prie. »
Quand il pensa enfin tenir le bon bout, il s’aperçut que le curriculum vitae du fameux Juan Carlos Montigo avait vraisemblablement disparu sous la pile monstrueuse de paperasses qui trainait sur son bureau. Si seulement il l’avait eu en ses mains un jour … Le papier tant convoité s’était perdu à jamais dans la jungle de son bureau. Sans grande conviction, il souleva quelques tas avant de lui rendre un regard explicite.
« Vous avez votre CV sur vous ? »

Ses yeux d’acier se tournèrent ensuite vers la jeune fille, d’un air pensif. D’autres auraient certainement grincés des dents devant son audace et l’auraient renvoyé aussi sèchement, mais Kieran se contentait d’arborer son expression coutumière, froide et fermée.
« Si vous semblez bien connaître la législation, on dirait que la plus élémentaire des politesses vous échappe. Estimez-vous heureuse de ne pas avoir attendu toute la nuit que l’on se décide à vous prendre en charge. Pouvez-vous détailler le motif de votre présence et me rappeler votre nom ? »
2004. Il était encore en Italie, à ce moment-là. Le temps passait si vite … Il faudrait qu’il se remette à la page, même si la législation anti-tabac … C’était bien la dernière chose qu’il s’amuserait à lire. Déjà que quasiment tout son salaire finissait dans ces paquets de cigarettes, alors si en plus on lui désignait des moments dans la journée pour fumer … Tout de même, il avait mieux à faire.
D’un signe du menton, il désigna un autre siège à la petite brune, contournant le bureau pour revenir au sien en tâchant de ne pas s’affaler, cette fois-ci. La pièce était d’une froideur dérangeante avec la fenêtre grande ouverte, mais le vampire oublia de se préoccuper de ce type de détails. D’autres l’intéressaient davantage … Et quelque part, cette gamine, il l’aurait presque apprécié pour son impertinence.
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MessageSujet: Re: Les bureaux   Mer 21 Mar 2012 - 19:16

Juan El Hidalgo CarlosJuan emboîta donc le pas au (jeune) commissaire. Il s’était un peu détendu : la petite erreur sur son nom lui avait rappelé que tout le monde était susceptible de faire des erreurs. La remarque un peu effrontée de la jeune fille lui arracha un sourire. Une petite morveuse, dans toute sa splendeur et dans le sens attachant du terme. Elle ne se laisserait pas marcher sur les pieds, ça c’était sûr. L’échange sur la cigarette lui coupa toute envie de fumer… Pour quelques instants du moins. Il attendit donc que l’homme l’invite à s’asseoir dans le bureau qu’ils venaient de pénétrer. Commissaire Nealson… Il avait l’air un peu exaspéré. Et à en juger par la tenue de son bureau il semblait à Juan Carlos que sa nomination n’avait dû lui parvenir il y a peu. Le cendrier remplit de cigarettes mourantes ne fit que lui rappeler son envie à lui. Il chassa cette idée de la tête pour se concentrer sur l’immense amas de papiers dans lequel le commissaire semblait chercher quelque chose. Juan eût alors un sentiment de bienveillance à son égard : il devait crouler sous les tâches.

Juan nota avec une certaine empathie que le commissaire s’était corrigé sur son nom sans faire de remarque, ce qui contribua à le détendre. Soulagement de courte durée : le commissaire semblait avoir perdu son curriculum vitae qu’il avait si soigneusement écrit (Juan ne sait pas utiliser les ordinateurs). Non pas que cela ne le blessât, mais c’était plutôt le fait que l’andalou n’avait pas de CV de rechange sur lui. Erreur d’amateur. Il décida de s’en sortir comme il en avait toujours eu l’habitude : en parlant directement et franchement. Autant y aller franc jeu. Il était là en tant que candidat vampire et il comptait bien le déclarer haut et fort. Ce serait une première certes… Mais bon il en fallait toujours une.


Hum… J’avais rencontré pas mal de difficultés à résumer mon… Parcours dans le cv que je vous avais fait parvenir.

Disons que c’est assez difficile de résumer un peu plus 200 années d’existence sur une unique page… Alors je tâcherai d’être rapide.


Il regarda succinctement la jeune fille. Autant continuer.

Bon comme vous le savez déjà je m’appelle Juan Carlos Montigo. Je suis né à El Cuervo en Espagne. En Andalousie pour être exact. C’est un petit village non loin de Séville. Ma date de naissance exacte est le 11 juin 1804. Je suis issu d’une famille de petite noblesse guerrière, des hidalgos comme on dit chez nous. A l’époque ça signifiait juste qu’on avait un rôle important dans la communauté : mon père rendait la justice pour les affaires courantes, il siégeait avec les représentants du pueblo et des différentes communautés religieuses. Et disons que pour faire simple c’est ce à quoi ma vie a ressemblé pendant 40 ans. J’étais, tout au plus, un propriétaire terrien avec un titre de noblesse et des responsabilités vis-à-vis du village. Mais le titre en tant que tel n’a jamais rien signifié pour moi et mes ancêtres : notre rôle était de prendre soin de notre communauté, tout petit noble que nous étions.

Juan narrait son histoire personnelle avec un certain détachement. Il y avait tellement réfléchi… Certes il en était nostalgique mais il s’était fait une raison.

J’ai été… hum… Vampirisé contre ma volonté vers mes 56 ans. Ce qui, à l’époque, était un âge assez avancé vous pouvez me croire… Je ne me rappelle plus de la date exacte. Quand je dis contre ma volonté, c’est en fait par vengeance que j’ai subi ça. J’ai tué une femme vampire et son compagnon m’a fait subir le châtiment qu’il savait le plus adéquat pour une personne telle que moi. Le suicide m’étant interdit j’ai dû… Quitter la communauté à qui j’avais tant donné. Tel un chien bâtard sans maison. Ce hijo de puta a donc bien réussi son coup.

Il prit une pause, l’arrière de son cou le démangeait et il le gratta. Juan mettait un peu d’ordre dans ses idées, il voulait être concis mais ne rien oublier de significatif.

Je suis allé directement en Argentine. Le pays était encore dans un grand chaos après le retrait des espagnols et la fin de la dictature de Juan Manuel de Rosas. J’ai donc commencé à faire du commerce entre la vieille Europe et les Etats du Sud de l’Amérique. Les révolutions successives avaient redistribué la donne et c’était très profitable. J’ai donc donné dans la contrebande avant de rendre officiel et légal mes activités. La plus grande partie de mon aisance patrimoniale provient de cette période. Canne à sucre, bois, métaux, viande : tout y passait. J’avais les réseaux et tout était dit. Mais je me suis lassé de cette activité, je n’avais pas été éduqué pour être un homme d’affaires. Sans oublier que certains trouvaient étrange que le vieux Montigo n’ait pas pris une ride de plus et qu’il ne sortait jamais le jour. Alors j’ai confié mes affaires à des personnes sûres et j’ai décidé de partir.

J’ai beaucoup voyagé. Je ne suis pratiquement jamais resté plus d’un an au même endroit. Je n’ai rien de notable à signaler sur cette période là. Je suis retourné en Espagne lors de la guerre républicaine, pour constater que ma famille était toujours bien présente mais était menacée par les troupes franquistes. J’ai fait tout mon possible pour aider le plus grand nombre de républicains à fuir en vie, certains n’ont pas eu cette chance et ils ont été trop nombreux à mourir selon moi. Alors j’ai commencé une tâche qui allait m’occuper pendant près de 30 ans : la traque de criminel de guerre. Qu’ils soient franquiste, communistes, nazis ou fascistes… Et ils ont été nombreux. Pour faire simple, j’ai été connu de certains services pour avoir aidé des espagnols à partir d’Europe. Et beaucoup d’anciens criminels de guerre ont emprunté ce chemin… Très souvent vers l’Argentine. J’ai donc aiguillé ces services dans leurs recherches. J’estimais que ces personnes devaient répondre de leurs crimes et pour cela il fallait d’abord les retrouver.

Bref… Dans la fin des années soixante il n’y avait pratiquement plus de responsables notables. Plus de travail pour moi. Ce qui restait était du menu fretin et j’estimais que les vrais responsables avaient été retrouvé et puni. J’ai donc repris mes voyages en tentant de me faire oublier de ces agences. Et un jour j’ai entendu parler de Galway. Alors je suis venu.

Voilà. Et si je suis ici c’est parce que je me dis que c’est sans doute là que je serais le plus utile.


Pas plus difficile que cela en fait. Il respira un grand coup, plus pour lui-même que pour un quelconque effet de style. Il avait volontairement omis certains détails et espérait que le commissaire ne creuserait pas plus en avant certains détails. Il n’avait pas ressenti le besoin de préciser que dans plusieurs situations il avait été juge et bourreau. Il en avait beaucoup dit et pour lui c’était suffisant pour le moment. Il n’avait pas vraiment idée de comment on effectuait un cv de nos jours et il savait pertinemment que ça n’était pas de la manière dont il venait de le faire. Cependant c’était sa manière à lui. Et sans doute sa meilleure carte de visite. Il croisa ses bras et attendit la réponse. Juan reprit alors conscience de la jeune fille non loin de lui. Il se demandait quelle serait son histoire à elle.
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Winnifred
Humain


Messages: 223
MessageSujet: Re: Les bureaux   Jeu 22 Mar 2012 - 0:55

Winnifred s’installa la mine renfrognée sur sa chaise dans ce bureau qui empestait le tabac froid. Non seulement le commissaire était fumeur, mais en plus il semblait dénué des notions d’hygiène de base vu que son cendrier était rempli de cadavres de mégots. Décidément, ce personnage lui était de plus en plus antipathique, et cela n’allait pas s’arranger vu la façon dont il s’exprimait.

*Pas polie moi ? En attendant c’est pas moi qui ne dit pas bonsoir et me comporte comme un mufle alors que ce sont les impôts de ma famille qui payent ton salaire de fonctionnaire, CONNARD !*

La jeune fille se contenta de penser ceci très fort, n’ayant aucune envie de se faire boucler pour outrage à agent. Elle se mit alors à tapoter ses doigts sur ses cuisses, attendant le plus calmement possible que son compagnon d’infortune moustachu raconte sa vie, et ça commençait mal : avec 200 ans au compteur et malgré son âge respectable, il ne pouvait s’agir que d’un vampire.

L’adolescente ne put retenir un soupir légèrement excédé : si on ne pouvait pas être en sécurité au commissariat de police, où le pouvait-on ? La rumeur disait bien que maintenant que le commissaire général était un vampire ils allaient ouvrir les portes de la police aux monstres, mais elle ne s’attendait pas à ce que ça soit vrai, les forces de l’ordre étaient les derniers alliés des humains dans cette ville, s’ils se mettaient à recruter leurs prédateurs…

Elle ne remarqua pas immédiatement lorsque ce dernier eût terminé son discours, occupée qu’elle était à le fixer d’un regard sévère, mais le silence finit par lui faire percuter que son tour de parole était venu.


He bien heu… *Pourquoi je suis là moi déjà ?*
Pour la faire courte je suis venue demander une autorisation d’ouvrir un commerce basé sur l’apprentissage du self-défense et la commercialisation d’armes défensives pour les humains. Ma famille est établie depuis plusieurs générations à Galway et à ce titre nous maîtrisons plusieurs techniques de survie, mais j’ai eu l’occasion de constater que ce n’était pas le cas de tous les humains, surtout depuis que le Zombillenium a fait connaître la ville et a provoqué l’arrivée massive de touristes.
J’aurais donc aimé mettre mes connaissances à profit pour aider, informer mes concitoyens et surtout leur apprendre à se défendre, et on m’a dit de venir me renseigner pour savoir si c’était possible, voilà voilà…


Elle aurait ajouté « à leur apprendre à se défendre contre des personnes telles que monsieur » vis-à-vis du vampire espagnol mais elle ne souhaitait pas aggraver son cas, vu que ce bâtiment était dirigé par le dents-longues Giacometti il n’était peut-être pas bon de se montrer hostile à leur égard, même si elle n’en pensait pas moins.

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